Club des Directeurs de Sécurité & de Sûreté Des Entreprises

Activistes pro-animaux : un incendie revendiqué

Publié le 16 mai 2014

Il est près de 20 h, le samedi 18 janvier 2014, lorsque 200 m² du marché aux bestiaux de Lezay (79) sont ravagés par une explosion suivi d’un incendie. Selon La Nouvelle République, un dispositif relié à une bouteille de gaz est retrouvé. Une revendication parvient le 13 mars à la rédaction du magazine activiste de défense des animaux Bite Back (mordre en retour). Un groupe y déclare : « Il y a quelques semaines, on a fait exploser le marché aux veaux de Lezay (France). Chaque semaine, plus de 1 500 veaux et autres animaux sont vendus pour être exécutés dans les abattoirs. » Les enquêteurs restent prudents, la revendication est apparue très éloignée des faits.
En 2014, l’incendie de véhicules municipaux à Rodilhan (Gard), en réponse au soutien du maire à la tauromachie et la dégradation d’une vitrine Air France à Toulouse « pour protester contre le transport d’animaux vers les labos [de vivisection] » ont déjà été revendiquées par le même canal.
Baptisé Écoterrorisme par le FBI, ce militantisme, né dans les années 70 au Royaume-Uni, a été développé aux Etats-Unis dans les années 80 et est arrivé depuis les années 2000 sur le continent européen.
Entre 1996 et 2002, 600 actes criminels ont été répertoriés aux Etats-Unis. Ils ont entraîné 43 M$ de dommages. Le mode opératoire, principalement des incendies volontaires, explique ce coût.
Source Face au Risque – CNPP, avril 2014, par David Kapp