Déconfinement : Il est urgent de préciser les conditions nécessaires à la reprise des activités dans les entreprises

Publié le 9 avril

Les directeurs de la sécurité et de la sûreté des grandes entreprises françaises se tiennent à la disposition des pouvoirs publics.

Depuis le mardi 17 mars 2020 et l’entrée en vigueur des mesures de confinement nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19, les entreprises françaises ont dû s’adapter afin de garantir la continuité de leurs activités dans un contexte de crise sanitaire sans précédent.

Les directeurs de la sécurité et de la sûreté des grandes entreprises françaises que représente le CDSE (Club des directeurs de sécurité des entreprises) sont en première ligne dans cette "guerre" contre le virus et tentent de limiter les conséquences de la crise économique à venir.
Aux côtés de leurs comités exécutifs, ils œuvrent pour garantir la continuité d’activité des entreprises : permettre un télétravail massif des collaborateurs en toute sécurité et protéger ceux qui doivent encore prendre leur poste, assurer la bonne circulation de leurs agents essentiels dans le respect des règles d’urgence sanitaire, rapatrier si nécessaire leurs collègues présents à l’étranger et mobiliser tous les prestataires indispensables, au premier rang desquels sont les agents de sécurité privée.
Ainsi, depuis maintenant un mois sur le territoire national et d’avantage dans leurs filiales à l’étranger, les entreprises françaises fonctionnent au ralenti… mais les entreprises françaises fonctionnent !

Parce qu’ils sont aujourd’hui au cœur de l’action et qu’ils le resteront demain, les directeurs de la sécurité et de la sûreté des grandes entreprises françaises sauront mettre en œuvre les mesures nécessaires à la reprise des activités qui doivent être urgemment et précisément définies par les pouvoirs publics.

Au CDSE, nous savons que le Gouvernement prépare d’ores et déjà une stratégie de déconfinement.

Nous savons aussi que la reprise économique sera conditionnée par des mesures de précautions sanitaires dont il est aujourd’hui difficile de concevoir la mise en œuvre et dont les contours réglementaires restent à établir pour :

> Permettre aux entreprises d’identifier les circuits d’approvisionnement robustes et durables en équipements de protection individuelle et en préciser les conditions d’importations/réexportations ;

> Définir une nomenclature du port des équipements de protection individuelle nécessaires à chaque activité professionnelle (types de masques…) ;

> Définir et organiser la politique de test sérologique par la médecine du travail ;

> Définir les nouvelles règles de contrôle sanitaire qui devront accompagner la reprise d’activité (nettoyage, désinfection des locaux, mesures de distanciation au sein de l’entreprise) ;

> Préciser la doctrine de l’Etat en matière de prise de température à l’entrée des entreprises et des établissements recevant du public. Et accompagner cette mesure d’une évolution du cadre réglementaire afin d’exonérer le donneur d’ordre en cas de "faux positif", à l’instar de ce qui existe déjà à l’égard de tout citoyen ou salarié utilisant un défibrillateur cardiaque.

Et de façon plus prospective pour :

> Faire évoluer rapidement certaines réglementations relatives à l’élaboration de plans de continuité d’activité dont quelques-unes se sont récemment avérées inadaptées à l’égard des opérateurs d’importance vitale ;

> Accélérer les programmes susceptibles de doter la France des technologies souveraines capables de garantir la fluidité et la confidentialité des échanges lorsque le confinement rend indispensable le télétravail.

Parce que la sécurité est un investissement dont on peut aussi mesurer la rentabilité pendant cette crise, elle restera un atout pour notre économie dans la reprise à venir. C’est pourquoi les directeurs de la sécurité et de la sûreté membres du CDSE sont naturellement prêts à contribuer à la réflexion et au travail commun, en liaison avec les ministères de l’Intérieur, de l’Economie, du Travail et de la Santé, pour permettre d’élaborer les conditions de sortie du confinement et la reprise de l’activité économique.

Au nom du CDSE, son président, Stéphane Volant, indique :
"A cause du COVID-19, la question sanitaire est désormais ancrée durablement au cœur du sentiment de sécurité des Français. C’est pourquoi les directeurs de la sécurité et de la sûreté des grandes entreprises du pays se tiennent à la disposition des pouvoirs publics qu’ils connaissent bien, pour tirer toutes les leçons de cette crise et en sortir dans les meilleures conditions. Leur place est aux côtés de l’Etat et des Français, au service du pays et de son économie, pour aider au rebond à venir".

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Le CDSE a établi des partenariats avec les services du Premier ministre (SGDSN et ANSSI), le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Economie et des Finances et le ministère des Affaires étrangères

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