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Foire aux questions relative à EBOLA

Publié le 9 septembre 2014

FAQ Ebola

1. Qu’est-ce que la maladie à virus Ebola ?

La maladie à virus Ebola (auparavant appelée fièvre hémorragique à virus Ebola) est une maladie grave, souvent mortelle, dont le taux de létalité peut atteindre 90%. Elle touche l’homme et les primates (singes, gorilles et chimpanzés).
Elle est apparue pour la première fois en 1976, lors de deux épidémies simultanées, l’une dans un village près de la rivière Ebola en République démocratique du Congo et l’autre dans une zone isolée du Soudan.
On ignore l’origine du virus Ebola mais, sur la base des données disponibles, on considère que les chauves-souris frugivores en sont les hôtes probables et pourraient contaminer les grands singes.

2. Comment l’être humain est-il infecté par le virus ?

Le virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.
Les premiers cas humains surviennent chez des individus ayant consommé ou manipulé de la viande de brousse contaminée (contact étroit avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux infectés).
Dans un second temps, le virus se propage entre humains (transmission interhumaine à la suite de contacts directs (peau lésée ou muqueuses) avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou de contacts indirects par l’intermédiaire d’environnements contaminés par ce type de liquides). C’est aussi le cas si la peau lésée ou les muqueuses d’un sujet sain entrent en contact avec des objets contaminés par les liquides infectieux d’un malade, comme des vêtements et du linge de lit souillés, ou des aiguilles usagées.
Il n’y a pas de transmission respiratoire chez l’homme.
Lors de l’épidémie actuelle en Afrique de l’Ouest, la majorité des cas humains sont survenus à la suite d’une transmission d’une personne à l’autre.
De nombreux agents de santé ont été contaminés par le virus Ebola lors des soins dispensés à des sujets infectés en Afrique de l’Ouest. Cela se produit s’ils ne portent pas un équipement de protection individuel ou n’appliquent pas convenablement les mesures de lutte contre l’infection pour soigner ces patients. Il arrive fréquemment que la maladie se transmette également lors de funérailles et des rites d’inhumation. Les cérémonies au cours desquelles les parents et amis du défunt ont des contacts directs avec la dépouille ont parfois joué un rôle dans la transmission. Les corps des personnes mortes de la maladie à virus Ebola doivent être manipulés en portant des vêtements et des gants assurant une bonne protection, et inhumés immédiatement. L’OMS recommande que les dépouilles soient manipulées et inhumées par des professionnels formés à la prise en charge des cas, qui sont équipés pour le faire dans des conditions de sécurité.
L’être humain reste contagieux tant que le virus est présent dans son sang et ses sécrétions. Pour cette raison, les professionnels de santé surveillent étroitement les sujets infectés et les soumettent à des analyses de laboratoire pour s’assurer que le virus ne circule plus dans leur organisme avant de les laisser rentrer chez eux. Quand ils autorisent un patient à retourner chez lui, cela veut dire qu’il n’est plus contagieux et qu’il ne peut plus infecter d’autres personnes dans sa communauté.
Après guérison de la maladie, les hommes peuvent néanmoins continuer à transmettre le virus par le sperme à leur partenaire pendant une période allant jusqu’à 7 semaines. Pour cette raison, il est important qu’ils évitent les rapports sexuels pendant ce délai ou qu’ils utilisent des préservatifs au cours de cette période.

3. Est-ce que le virus Ebola peut se transmettre par l’air ?

Non, le virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne (à l’inverse de la grippe par exemple).

4. Qui est le plus exposé au risque ?

Trois populations sont particulièrement vulnérables :

  • les agents de santé, en première ligne dans la prise en charge des malades,
  • l’entourage proche des malades,
  • les communautés ayant recours à des rites funéraires impliquant un contact direct avec le défunt.
    L’application de mesures de protection dans les dispensaires et les hôpitaux, lors des rassemblements locaux ou à domicile permet de limiter l’exposition au virus.

5. Quels sont les signes et symptômes typiques de l’infection ?

L’apparition brutale de fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des céphalées et l’irritation de la gorge sont des signes et symptômes typiques. On observe ensuite des vomissements, une diarrhée, une éruption cutanée, des troubles de la fonction rénale et hépatique et, dans certains cas, des hémorragies internes et externes.
Les analyses de laboratoire mettent en évidence une baisse de la numération des leucocytes et des plaquettes, et une élévation des enzymes hépatiques.
La période d’incubation, c’est-à-dire le temps écoulé entre l’infection et l’apparition des symptômes, va de 2 à 21 jours. Le patient devient contagieux à partir du moment où des symptômes se manifestent. Il ne l’est donc pas pendant la période d’incubation.
La maladie à virus Ebola ne peut être confirmée qu’au moyen d’analyses de laboratoire.

6. Quand faut-il consulter ?

Une personne qui s’est rendue dans une zone où l’on sait que la maladie à virus Ebola est présente ou qui a été en contact avec un cas avéré ou suspect et qui commence à avoir des symptômes doit consulter immédiatement.
Tous les cas pour lesquels il y a une suspicion doivent être signalés sans délai à l’unité de santé la plus proche. La précocité de la prise en charge médicale est essentielle pour améliorer les chances de survie. Il est également important d’empêcher la propagation de la maladie et l’on appliquera immédiatement des mesures de lutte contre l’infection.

7. Quel est le traitement ?

Il n’existe pas de traitement spécifique de la maladie ni de vaccin mais une prise en charge symptomatique administrée en urgence (soins intensifs, réhydratation par voie intraveineuse) permet de réduire significativement la mortalité.
Le contrôle de l’épidémie passe en outre par un isolement des cas suspects ou confirmés des autres patients, une protection adaptée des agents de santé.

8. Que puis-je faire ? Peut-on éviter cette maladie ?

À l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament ou vaccin contre la maladie à virus Ebola mais plusieurs molécules sont en cours de développement.
Si les premiers cas de maladie à virus Ebola ont été contractés après la manipulation d’animaux ou de carcasses infectés, les cas secondaires surviennent par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne malade, soit en raison d’une prise en charge médicale non sécurisée soit en raison de pratiques funéraires à risque. Au cours de la présente épidémie, la plupart des cas se sont propagés par transmission d’une personne à une autre.
Plusieurs mesures peuvent être prises pour prévenir l’infection et en limiter la transmission.
• Comprendre la nature de la maladie, comment elle se transmet et comment éviter qu’elle ne continue à se propager. (Pour de plus amples informations, se reporter aux questions précédentes).
• Lorsque l’on rend visite à des patients à l’hôpital, il est recommandé de se laver les mains à l’eau et au savon après avoir touché la personne, été en contact avec ses liquides biologiques ou touché les objets qui l’entourent.
• Les corps des personnes décédées de la maladie à virus Ebola ne doivent être manipulés qu’en portant un équipement de protection approprié et doivent être enterrés immédiatement.
En outre, il convient d’éviter, dans la mesure du possible, les contacts avec les animaux infectés à haut risque (chauves-souris, singes) des zones de forêt humide touchées. Si vous soupçonnez un animal d’être infecté, ne le touchez pas. Les produits animaux (sang et viande) doivent être bien cuits avant d’être consommés.
Pour mémoire, les recommandations de prudence à l’attention de nos compatriotes qui figurent sur les fiches pays du site des Conseils aux voyageurs sont :
• Sauf raison impérative, il est recommandé aux Français de suspendre tout projet de voyage dans les pays où des cas de fièvre hémorragique à virus Ebola sont avérés (Guinée, Sierra Leone, Libéria, Nigéria).
• Ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse,
• Se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage des mains hydro-alcoolique,
• Eviter les contacts directs avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, ou des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles,
• Eviter les rites funéraires impliquant un contact avec le défunt.

9. Qu’en est-il des agents de santé ? Comment se protègent-ils du risque élevé inhérent aux soins dispensés aux malades ?

Les agents de santé soignant des cas suspects ou confirmés sont plus exposés au risque d’infection que les autres groupes de la population. Au cours d’une épidémie, plusieurs mesures importantes permettent de réduire ou de stopper la propagation du virus et de protéger des agents de santé et autres personnes dans les établissements de soins. Il s’agit des « précautions standard et autres précautions supplémentaires » qui sont des recommandations fondées sur des données factuelles dont on sait qu’elles permettent de prévenir la propagation des infections. Les questions-réponses suivantes décrivent ces précautions de manière détaillée.

  • Les cas suspects ou confirmés de maladie à virus Ebola doivent-ils être séparés des autres patients ?
    L’isolement des malades chez qui la maladie à virus Ebola est suspectée ou confirmée dans des chambres d’isolement individuelles est vivement recommandé. Lorsqu’il n’est pas possible de le faire en chambre d’isolement, il est important de réserver des zones dédiées L’accès à ces zones devra être restreint, l’équipement nécessaire étant consacré strictement aux zones de traitement de cas de maladie à virus Ebola suspects et confirmés, et le personnel clinique et non clinique devra être assigné exclusivement aux salles d’isolement et aux zones dédiées.
  • Les visiteurs sont-ils autorisés dans les zones où sont hospitalisés des cas suspects ou confirmés de maladie à virus Ebola ?
    Il est préférable d’interdire l’accès des visiteurs aux malades infectés par le virus Ebola. Si cela n’est pas possible, l’accès devra être réservé uniquement aux personnes dont la présence est nécessaire pour le bien être du patient ou les soins, par exemple le parent d’un enfant.
  • L’équipement de protection est-il nécessaire lorsque l’on prodigue des soins à ces patients ?
    • Outre les précautions standard pour les soins de santé, les agents de santé doivent appliquer strictement les mesures recommandées de lutte contre l’infection pour éviter d’être exposés à du sang ou des liquides infectés, ou des environnements ou objets contaminés – tels que le linge souillé ou les aiguilles utilisées pour le patient.
    • Tous les visiteurs et les agents de santé devront utiliser rigoureusement ce que l’on appelle l’équipement de protection individuelle (EPI). L’EPI doit comprendre au moins : des gants, une blouse imperméable, des bottes/chaussures fermées recouvertes de guêtres, un masque et une protection oculaire contre les éclaboussures (lunettes ou protection faciale).
  • L’hygiène des mains est-elle importante ?
    L’hygiène des mains est indispensable et doit être pratiquée :
    • avant de revêtir les gants et l’équipement de protection individuelle à l’entrée dans une salle/zone d’isolement ;
    • avant de pratiquer tout acte propre ou aseptique sur un patient ;
    • après tout risque d’exposition ou toute exposition effective au sang ou aux liquides biologiques d’un patient ;
    • après avoir touché (même potentiellement) des surfaces, objets ou matériel contaminés dans l’environnement du patient ; et
    • après avoir retiré l’équipement de protection individuelle au moment de quitter la zone d’isolement.
    Il est important de noter que le non-respect de l’hygiène des mains après le retrait de l’EPI réduit ou annule les avantages procurés par le port de l’EPI.
    Pour l’hygiène des mains, on peut utiliser soit une solution hydro alcoolique soit de l’eau et du savon, en appliquant la technique correcte recommandée par l’OMS. Il est important de toujours se laver les mains à l’eau et au savon lorsque celles-ci sont visiblement sales. Les solutions hydro alcooliques devraient être disponibles à tous les points de soins (à l’entrée et à l’intérieur des salles et zones d’isolement) ; l’eau courante, le savon et des serviettes à usage unique devraient également toujours être à disposition.
  • Quelles sont les autres précautions nécessaires dans les établissements de santé ?
    Les autres précautions clés sont la sécurité des injections et des ponctions veineuses, et notamment la sécurité de gestion des objets piquants ou tranchants, le nettoyage régulier et rigoureux de l’environnement, la décontamination des surfaces et du matériel, et la gestion du linge souillé et des déchets.
    En outre, il est important de veiller à la sécurité du traitement des échantillons de laboratoire provenant de cas suspects ou confirmés de maladie à virus Ebola, et à la sécurité de la manipulation des dépouilles ou restes humains pour autopsie et préparation à l’enterrement. Tous les agents de santé et autres professionnels chargés de ces tâches concernant des cas suspects ou confirmés de maladie à virus Ebola devront porter l’équipement de protection individuelle approprié et appliquer les précautions et procédures recommandées par l’OMS.

10. Peut-on voyager sans danger au cours d’une épidémie ?

A la condition de rester vigilant, le risque infectieux est très faible pour les voyageurs, la transmission interhumaine résultant de contacts directs avec les liquides biologiques ou les sécrétions d’un patient infecté.

  • Y a-t-il un risque à voyager avec des personnes atteintes de maladie à virus Ebola ?
    Comme pour toute maladie ou affection, il est toujours possible qu’une personne ayant été exposée au virus Ebola choisisse de voyager. Si la personne ne présente pas de symptômes (voir question 5), elle n’est pas contagieuse, et ne peut pas transmettre la maladie à ceux qui l’entourent. Si elle présente des symptômes, elle doit demander immédiatement un avis médical dès les premiers signes de maladie. Cela suppose qu’elle informe l’équipage de l’aéronef ou du navire, ou à l’arrivée à destination, qu’elle consulte immédiatement. Une fois symptomatiques, les malades infectés par Ebola devront être isolés pour éviter toute transmission. Bien que le risque pour les autres voyageurs dans une telle situation soit très faible, la recherche des cas contacts est recommandée dans ces cas-là.
  • Y a-t-il des risques à se rendre en Afrique de l’Ouest pour affaires ou pour rendre visite à de la famille ou à des amis ?
    • Le risque pour un touriste ou un homme ou une femme d’affaires d’être infecté par le virus Ebola au cours d’une visite dans les zones touchées et de contracter la maladie à son retour est extrêmement faible, même si cette visite suppose un voyage dans les zones où des cas primaires ont été signalés. La transmission nécessite un contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou les liquides biologiques de la personne ou de l’animal infecté, vivant ou mort, autant d’expositions peu probables pour le voyageur vigilant. En tout état de cause, il est recommandé aux touristes d’éviter de tels contacts.
    • Si vous rendez visite à de la famille ou à des amis dans les zones touchées, le risque est également faible, sauf si vous avez des contacts physiques directs avec une personne malade ou décédée. Si c’est le cas, il est important de le déclarer aux autorités de santé publique et de se soumettre à une recherche des contacts. La recherche des contacts permet de confirmer que vous n’avez pas été exposé à la maladie à virus Ebola et à prévenir toute nouvelle propagation de la maladie grâce à un suivi.
    Toute personne ayant séjourné dans des zones où des cas ont été récemment notifiés doit connaître les symptômes de l’infection et consulter un médecin dès l’apparition du premier signe de maladie.

11. Quelles démarches entreprendre si une personne présente des symptômes susceptibles d’être rapprochés de ceux du virus Ebola ?
• L’isoler
• Consulter un médecin, de préférence le médecin conseil de l’ambassade de France ou du consulat général le plus proche, ou encore le médecin d’une grande entreprise, française ou occidentale, à défaut un médecin local. Si nécessaire, la liste de notoriété médicale d’une représentation diplomatique ou consulaire étrangère peut également être consultée.
• Contacter l’ambassade de France ou le consulat général de France compétent et l’avertir de la situation.
• Prévenir sans tarder le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, soit par mail à l’adresse ebola.cdc@diplomatie.gouv.fr soit par téléphone au +33 1 53 59 11 00 (permanence 24/24, 7/7).
12. Un ressortissant français dont la contamination par Ebola serait avérée sera-t-elle rapatriée en France ?
• Dans l’hypothèse où l’un de ses ressortissants serait infecté par le virus, la France mettrait tout en œuvre pour assurer son rapatriement sanitaire et sa prise en charge en France. Notre pays dispose d’une capacité nationale d’évacuation (reposant sur les moyens de la Défense) et de chambres d’hospitalisation adaptées.
• Par ailleurs, un mécanisme européen de coordination des capacités d’évacuation et de prise en charge hospitalière de malades atteints par le virus Ebola est à l’étude.