Club des Directeurs de Sécurité & de Sûreté Des Entreprises

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L’entretien : Guillaume VERSPIEREN

Président du groupe GEOS

Publié le 18 janvier 2009

En 2004, Guillaume VERSPIEREN acquiert 34% du capital du groupe GEOS, leader européen du management des risques, via son holding personnel Continental Risk, et devient membre de son Comité Exécutif en charge des Partenariats & Acquisitions. Il impulse la croissance de GEOS à l’international entre 2004 et 2008.Aujourd’hui, il devient l’actionnaire majoritaire et le nouveau Président du Groupe GEOS.

GEOS vient de changer de gouvernance d’entreprise, certains clients ont des interrogations sur ces changements. Pouvez-vous nous éclairer sur la stratégie de court et moyen terme de votre groupe ?

Le groupe GEOS affiche un chiffre d’affaires consolidé de 33,7 millions d’euros pour l’exercice 2007/2008 en progression de 34% par rapport à l’exercice précédent. Cette nouvelle performance confirme la position du groupe depuis 10 ans comme le leader du management des risques en Europe Continentale, fort de ses 400 collaborateurs répartis à travers ses nombreuses implantations internationales.

Le Groupe a donc procédé en octobre 2008 à un renfort de son capital en accueillant des actionnaires de référence : Continental Risk, son actionnaire historique, mais aussi deux investisseurs long terme, les groupes Halisol et Participex.

Cette opération a été réalisée afin de permettre à GEOS de poursuivre sa dynamique de croissance qui s’articule autour de trois axes :

  • le déploiement de ses opérations à l’international, par le renforcement de son implantation régionale et ses capacités opérationnelles locales, notamment en Amérique latine, en Afrique et au Moyen Orient. GEOS est déjà présent dans 80 pays.
  • le développement de son offre de services auprès des institutions internationales (OTAN, ONU, Commission Européenne, Etats…).
  • l’adaptation de ses prestations aux nouvelles attentes de ses clients (géolocalisation, assistance, externalisation de services...). La stratégie de GEOS, c’est de structurer l’un des premiers acteurs mondiaux du management des risques pour accompagner les entreprises et les institutions internationales dans leur développement.

L’arrivée de Monsieur Coutand, ancien directeur général de Securitas, signifie-t-elle la création de nouvelles offres dans le domaine de la surveillance humaine ?

GEOS ne se positionne pas sur les segments de marché de Securitas (surveillance, sécurité mobile, télésurveillance, accueil…). Le coeur de notre métier, c’est la protection, le développement de l’entreprise, et ce tout au long du cycle de vie de ses affaires.

GEOS dispose pour cela de deux grands savoir-faire : l’ingénierie-conseil, pour anticiper, analyser et proposer des réponses adaptées, et des capacités opérationnelles, pour maîtriser, sur le terrain, les situations de crise.

Ce que nous apporte Patrick Coutand, c’est avant tout sa compétence de manager, qui a permis certes la montée en puissance de Securitas, mais également celles d’Electrolux Motoculture et de Precision Corp, (leader mondial des systèmes de valves et diffuseurs pour aérosols ) où il a conduit une politique de réorganisation industrielle.

De plus, son expertise à l’international, notamment en milieu anglo-saxon, et sa compréhension des métiers du groupe sont autant d’atouts au service de la stratégie d’implantation régionale, de diversification de l’offre, et de préservation de la qualité de service de GEOS.

L’année 2008 a été marquée par l’entrée dans la récession. Pensez vous que vous allez être fortement impacté en 2009 ?

Pour le moment, la crise n’influe pas sur le développement de GEOS. Cependant, cet environnement économique très incertain, marqué par la progression du risque d’insolvabilité des clients, oblige GEOS à demeurer très vigilant sur la qualité de signature des entreprises qu’elle assiste. Par ailleurs, il est vrai qu’à l’international, la crise peut se traduire par des retards répétés sur de grands projets de Bâtiments et Travaux Publics. Mais les contrats sont maintenus, même si la mise en oeuvre des chantiers est ralentie. Quand à nos activités au service des industries minière ou pétrolière, elles continuent à se dérouler correctement, dans les délais initialement prévus.