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MANUEL DE SÉCURITÉ ET DE SÛRETÉ BIOLOGIQUES

Publié le 11 février 2015

MANUEL DE SÉCURITÉ ET DE SÛRETÉ BIOLOGIQUES
Édité par la Société Française de Microbiologie.

Les questions de formation à la sécurité et à la sûreté biologiques ont maintes fois été évoquées au sein de différents établissements de recherche, de santé ou lors de séminaires du Réseau National des Laboratoires Biotox-Piratox ou de la Société Française de Microbiologie. Dès lors, la nécessité d’une coordination de ces enseignements et des formations techniques a été identifiée comme une priorité et le besoin d’un document de référence à cet effet a été perçu comme la première étape indispensable à ce processus de coordination.
Grâce au concours de vingt-huit spécialistes français et étrangers, la rédaction de la première édition du Manuel de sécurité et de sûreté biologiques couvrant à la fois les questions techniques relatives aux moyens et aux méthodes de confinement, les aspects normatifs, règlementaires, juridiques et éthiques et les processus de bonnes pratiques et de maîtrise des risques, a pu être menée à bien.
L’ouvrage est divisé en 10 chapitres. Le 1er chapitre expose des rappels sur les risques biologiques, rappels nécessaires à l’approche de la maîtrise des risques dont les principes sont énoncés au 2e chapitre. Les aspects règlementaires, de plus en plus complexes, sont présentés dans le 3e chapitre et des Tableaux récapitulant de manière synthétique les dispositions essentielles des différents textes réglementaires régissant les recommandations et obligations auxquelles doivent se conformer les responsables et opérateurs d’installations confinées en biologie, sont présentés en Annexe 3. Le 4e chapitre est consacré à des questions plus techniques sur le confinement qui doivent elles aussi répondre non seulement à une obligation d’assurer une protection efficace des personnes, des biens et de l’environnement, mais également à des obligations règlementaires qui sont rappelées en début de ce 4e chapitre. La protection de la santé des personnes exerçant leur profession dans des installations destinées à manipuler des agents infectieux pathogènes pour l’Homme nécessite une surveillance médicale renforcée et des équipements individuels particuliers ; les aspects règlementaires et techniques les concernant sont repris dans le 5e chapitre. Ces cinq premiers chapitres représentent le socle de connaissance qui permet d’aborder la mise en œuvre des bonnes pratiques professionnelles, basées sur la connaissance des processus, des savoir et des savoir-faire à acquérir et à valider en préalable à tout exercice en laboratoire de biologie confinée, quels que soient ses domaines d’activité et de compétence. Décrites au chapitre 7, ces bonnes pratiques sont donc précédées par un chapitre consacré aux différents niveaux de responsabilité dans l’organisation du fonctionnement d’une installation de biologie confinée et à l’organisation des formations et de leur suivi destinées à s’assurer des capacités des intervenants à exécuter en confiance les tâches et les gestes qui leur sont confiés. Une bonne maîtrise des risques requiert l’élaboration et la mise en place de plans d’urgence comportant des dispositions particulières destinées aux services de secours qui doivent intervenir en cas d’incident ou d’accident. Ces services doivent être informés des risques d’exposition encourus et entraînés par des exercices réguliers. C’est l’objet du 8e chapitre de ce manuel. Enfin, certains travaux de recherche en biologie et leurs perspectives d’application soulèvent de plus en plus souvent des débats sur les risques de « détournement d’usage » à des fins illégitimes. D’autres soulèvent des interrogations sur le bien-fondé et la légitimité des objectifs qu’ils poursuivent. Ce manuel n’aurait donc pas été complet s’il n’avait pas abordé le caractère « potentiellement dual » des techniques et des agents biologiques ainsi que les questions d’éthique de la recherche en biologie. Il s’agit là d’aspects qui relèvent plus particulièrement de réflexions et d’actions de sûreté biologique. Ils font l’objet des deux derniers chapitres de ce manuel.
Le corpus du manuel est enrichi et complété par plusieurs Annexes. La première présente les différentes listes de classement des micro-organismes en vigueur à ce jour aussi bien en France que dans d’autres pays. Cette Annexe se termine par la définition des termes utilisés dans le système de classement. L’Annexe 2 présente deux approches d’analyse des risques : AMDEC et APR, en appui à la description générale du chapitre 2. La méthodologie choisie est celle qui est la plus couramment utilisée dans les laboratoires impliquant les sciences du vivant ; le lecteur reste toutefois libre d’utiliser une autre approche qu’il pourra juger être plus en adéquation avec le cas auquel il est confronté. L’Annexe 4 propose un certain nombre de définitions des termes liés à la sécurité et la sûreté biologiques usités dans le manuel ; ces définitions correspondent à celles qui sont utilisées actuellement soit par l’usage courant des sociétés savantes ou des institutions, soit par les textes officiels français et internationaux. L’Annexe 5 liste les abréviations utilisées dans l’ouvrage. Les textes officiels et les références bibliographiques citées dans l’ouvrage sont mentionnés dans l’Annexe 6 dont la première partie liste les textes opposables en droits français, européen et international, respectivement, et la deuxième partie tous les autres textes tels que les normes, les guides de bonnes pratique et les articles scientifiques.

ISBN : 978-2-87805-030-1
1e édition décembre 2014
Broché, 224 pages
Prix : 40 euros, port inclus
Commandes auprès de la SFM : http://www.sfm-microbiologie.org/