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« Nous allons renforcer les capacités du centre de crise en direction des entreprises » (Laurent Fabius)

8e rencontre sur la sécurité des entreprises françaises à l’étranger

Publié le 4 février 2014

« Nous allons renforcer les capacités du centre de crise en direction des entreprises » (Laurent Fabius)

Par Alexandra Turpin, le jeudi 30 janvier 2014
Dépêche reproduite avec l’aimable autorisation de l’agence de presse "AEF Sécurité Globale" www.aisg.info.

« Nous allons renforcer les capacités du centre de crise en direction des entreprises », annonce Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, jeudi 30 janvier 2014. Il intervenait au cours de la huitième rencontre sur la sécurité des entreprises françaises à l’étranger organisée à Paris. « Le pôle ’entreprises’ du centre de crise va s’étoffer », poursuit-il. « Le Quai d’Orsay, les ambassadeurs, l’ensemble des diplomates, et particulièrement le centre de crise, sont à votre disposition. Nous devons vous aider à identifier et évaluer les grandes évolutions sécuritaires pour mieux les anticiper », explique le ministre aux représentants des entreprises.

« La sécurité fait partie des sujets sur lesquels notre réseau diplomatique peut et doit vous apporter son aide », indique Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, lors de la huitième rencontre sur la sécurité des entreprises françaises à l’étranger. « C’est vous, les responsables d’entreprises, qui êtes, au premier chef, responsables de la sécurité de vos collaborateurs, emprises, investissements. Mais il est indispensable que nous travaillions ensemble en multipliant les passerelles et les outils : les échanges d’information, le partage d’analyse du risque, les points de situation réguliers, les relations étroites entre nos postes et les entreprises implantées localement, la préparation en amont des scénarios de gestion de crise, voire des exercices pratiques de simulation. »

NOUVEAU PORTAIL EN JUILLET

« Une ’task force’ interministérielle civile et militaire de gestion des crises extérieures est intégrée au centre de crise depuis le 1er janvier », précise-t-il. « L’idée est d’avoir une compétence sur la continuité de la gestion de crise. Cette cellule est composé d’agents de différents ministères : le Quai d’Orsay, la Défense, l’Intérieur et les Finances. » Le ministre ajoute qu’en juillet 2014 sera lancé un « nouveau portail interministériel ouvert aux entreprises. Il vous permettra de bénéficier de tous les télégrammes non classifiés ».

Le ministère souhaite agir envers les PME et ETI (Entreprises de taille intermédiaire), dont « le développement à l’international est insuffisant ». « Pour des raisons compréhensibles, elles hésitent à assumer seules les risques d’une implantation à l’étranger », ajoute-t-il.

« Nous allons poursuivre les partenariats en direction des fondations d’entreprise », indique le ministre des Affaires étrangères. Il signe, jeudi 30 janvier 2014, une convention de partenariat avec la fondation d’entreprise Airbus Helicopters. Cet accord porte sur des services de transport par hélicoptère lors de catastrophes naturelles à l’étranger.

LA MAJORITÉ DES EXPATRIÉS NE SONT PAS DANS DES ZONES À RISQUES

La majorité des Français à l’étranger « sont concentrés sur les zones qui ne sont pas à risques : l’Europe - surtout à l’Ouest -, les États-Unis et, de plus en plus, l’Asie », affirme Didier Le Bret, directeur du centre de crise du ministère des Affaires étrangères. Dans les « zones les plus anxiogènes pour nous », il y a « 250 000 Français résidents permanents pour la région ANMO (Afrique du Nord et Moyen-Orient), ainsi que 100 000 en Afrique subsaharienne »

« Nous avons organisé une dizaine de réunions avec vous, des réunions thématiques, des réunions pays ou des visioconférence. Il est de notre responsabilité de répondre à vos demandes », précise le directeur du centre de crise. « C’est notre intérêt pour éclairer notre vision de vos propres analyses. Cela permet de coordonner nos réponses […]. Nous avons aussi fait des exercices régionaux dans l’Océan Indien. »

RENFORCER LES ÉLÉMENTS DE LA CHAÎNE SÉCURITAIRE

« 2013 a été une année d’intense réflexion pour limiter l’exposition au risque » des représentations françaises, précise-t-il. « Le directeur général de l’administration, à la demande du ministre, a été à l’origine d’un grand mouvement de réflexion sur les fragilités et les mesures d’urgence à prendre. Les ambassadeurs ont fait remonter des maillions faibles dans notre chaîne de sécurité. Cela s’est traduit par une mesure budgétaire de plus de 20 millions d’euros sur deux ans, pour renforcer l’ensemble des éléments de la chaîne sécuritaire. »

« En 2014, nous allons maintenir la mobilisation des postes. Nous allons poursuivre des missions de conseil, de renfort de nos postes sur les pays qui sont amenés à connaître des crises », poursuit Didier Le Bret. Le centre va aussi poursuivre le travail entamé auprès des opérateurs de la coopération internationale, notamment Civipol.

Source AEF, Alexandra Turpin, jeudi 30 janvier 2014
La dépêche est reproduite "avec l’aimable autorisation d’AEF Sécurité Globale", avec un lien vers le site www.aisg.info.